DiSC® Research

  • Contexte

    On utilise des instruments psychologiques pour mesurer des qualités abstraites impalpables ou invisibles. Ces caractéristiques sont, par exemple, l’intelligence, l’extraversion ou l’honnêteté. De quelle manière les chercheurs évaluent-ils ces instruments ? Comment savons-nous que ces outils apportent vraiment des informations précises sur ces caractéristiques et ne génèrent pas au hasard un feedback qui semble crédible ?

    Autrement dit, pour être effectivement utile et précis, un instrument doit respecter plusieurs standards différents définis par la communauté scientifique. La validation est le processus par lequel des chercheurs évaluent la qualité d’un instrument psychologique en le passant au crible de ces différents standards. Cette page vise à vous aider à comprendre ces différents standards et à voir comment l’évaluation Everything DiSC® résiste à l’analyse. Pour obtenir des informations plus détaillées, consultez le Rapport d’étude sur Everything DiSC dans son intégralité.

    La validation pose deux questions fondamentales:

    Dans quelle mesure l’outil est-il fiable? En d’autres termes, les chercheurs cherchent à savoir si l’évaluation de l’instrument est cohérente et fiable. Si les résultats présentent une forte fluctuation aléatoire, l’outil est estimé moins fiable.

    Dans quelle mesure l’outil est-il valide? En d’autres termes, les chercheurs tentent de savoir si l’évaluation de l’instrument est précise. Plus un outil mesure ce qu’il entend mesurer, plus il est valide.

    Aucun outil psychométrique n’est toutefois parfaitement fiable ou parfaitement valide. Tous les instruments psychologiques sont exposés à diverses sources d’erreur. La fiabilité et la validité sont considérées comme des questions de mesure sur des échelles continues plutôt que comme des paramètres fiables/non fiables et valides/invalides sur des échelles dichotomiques. Il est donc plus approprié de se demander « Quelles preuves de la fiabilité de cet outil existe-t-il ? » plutôt que « Cet outil est-il fiable ? ».

  • Échelles

    On évalue le style DiSC® d’une personne en lui demandant dans quelle mesure elle est d’accord avec une série d’affirmations à son propos. Les réponses sont utilisées pour calculer un résultat pour cette personne sur huit échelles. Ces huit échelles sont les suivantes:

    mesure un naturel dominant, direct, à l’aide d’adjectifs tels qu’agressif, résolu et énergique.

    Di mesure un naturel actif, pressé, en utilisant des adjectifs tels que dynamique, audacieux et assuré.

    i mmesure un naturel influent, interactif, au moyen d’adjectifs tels que sociable, vif et volubile.

    iS mesure un naturel chaleureux, agréable, à l’aide d’adjectifs tels que confiant, gai et bienveillant.

    S mesure un naturel accommodant, calme, en utilisant des adjectifs tels que prévenant, doux et compatissant.

    SC mesure un naturel prudent, posé, en utilisant des adjectifs tels que consciencieux, à la voix douce et maître de soi.

    C mesure un naturel consciencieux, secret, au moyen d’adjectifs tels qu’analytique, réservé et flegmatique.

    CD mesure un naturel sceptique, contestataire, à l’aide d’adjectifs tels que cynique, têtu et critique. Bien que ces échelles n’apparaissent pas dans le profil, elles servent à déterminer le style qui est attribué à la personne interrogée.

  • Fiabilité

    Afin de déterminer si un outil est fiable, les chercheurs étudient la stabilité de l’instrument et sa cohérence interne. La stabilité est facile à comprendre. En l’espèce, un chercheur demandera simplement à un groupe de personnes de passer deux fois la même évaluation et mettra les résultats en corrélation. C’est ce que l’on appelle la fiabilité de test-retest. La cohérence interne est plus difficile à comprendre. Dans ce cas, nous partons du principe que toutes les questions (ou points) sur une échelle donnée mesurent le même trait. En conséquence, tous ces points doivent, en théorie, être en corrélation les uns avec les autres. On représente la cohérence interne par une métrique appelée alpha.

    Nous pouvons utiliser des références similaires pour évaluer le test-retest et l’alpha. La valeur maximale est 1, et plus les valeurs sont élevées, plus le niveau de fiabilité est élevé. Bien que cela ne soit pas figé, la plupart des chercheurs utilisent les lignes directrices suivantes pour interpréter les valeurs : celles supérieures à 0,9 sont jugées excellentes, celles supérieures à 0,8 bonnes, celles supérieures à 0,7 acceptables et celles inférieures à 0,7 discutables. Les estimations de la fiabilité pour les huit échelles DISC® sont indiquées dans le Tableau 1.

    Table 1. Scale Reliabilities

       
    Test-Retest
        Alpha
    (2 semaines)
    DI .86 .90
    I .87 .90
    IS .85 .86
    S .86 .87
    SC .88 .84
    C .85 .79
    CD .85 .87
    D .86 .88
    N 599 752

     

    Comme le montre le Tableau 1, toutes les valeurs sont nettement supérieures au seuil de 0,70 et toutes sont supérieures à 0,80, sauf une. Ceci indique que la mesure de DiSC est à la fois stable et cohérente sur le plan interne. Pour plus d’informations sur la fiabilité des échelles DiSC, consultez le Rapport d’étude sur Everything DiSC® plus détaillé.

  • Validité

    Il existe de nombreuses manières différentes d’analyser la validité d’une évaluation. Nous vous en proposons ici deux exemples, mais le Rapport d’étude sur Everything DiSC® en contient de nombreux autres.

    Selon le modèle DiSC®, les échelles adjacentes (par ex., Di et i) ont des corrélations modérées. Autrement dit, ces corrélations doivent être beaucoup plus petites que les fiabilités alpha des échelles individuelles. Par exemple, la corrélation entre les échelles Di et i (0,50) doit être largement inférieure à la fiabilité alpha de l’échelle Di ou i (toutes deux 0,90). D’autre part, les échelles qui sont théoriquement opposées (par ex., i et C) doivent avoir des corrélations négatives fortes. Le Tableau 2 montre les données obtenues auprès d’un échantillon de 752 personnes interrogées qui ont passé l’évaluation Everything DiSC. Les corrélations entre les huit échelles confortent nettement le modèle. Autrement dit, on observe des corrélations positives modérées entre les échelles adjacentes et de fortes corrélations négatives entre les échelles opposées.

    Tableau 1. Intercorrélations entre les échelles

      DI I IS S SC C CD D
    DI .90
    I .50 .90
    IS .04 .47 .86
    S -.31 .03 .57 .87
    SC -.73 -.56 -.13 .34 .84
    C -.43 -.70 -.49 -.18 .45 .79
    CD -.14 -.37 -.68 -.66 -.08 .26 .87
    D .46 .14 -.37 -.69 -.62 -.19 .42 .88
     
     

    Les fiabilités alpha de Cronbach sont représentées en gras sur la diagonale, et les coefficients de corrélation entre les échelles sont indiqués dans le corps du tableau. Les coefficients de corrélation sont compris entre -1 et +1. Une corrélation de +1 indique que deux variables sont parfaitement corrélées positivement, de sorte que quand une variable augmente, l’autre variable augmente dans la même proportion. Une corrélation de -1 indique que deux variables sont parfaitement corrélées négativement, de sorte que quand une variable augmente, l’autre variable diminue dans la même proportion. Une corrélation de 0 indique que deux variables ne sont pas du tout corrélées ; N=752, comme illustré dans l’Annexe 1 du Rapport d’étude sur Everything DiSC.

    Une technique statistique appelée mise à l’échelle multidimensionnelle conforte elle aussi le caractère circomplexe du modèle DiSC®. Cette technique présente deux avantages. Premièrement, elle permet de vérifier visuellement la relation entre les huit échelles. Deuxièmement, elle permet aux chercheurs d’examiner simultanément l’ensemble des échelles. Sur la Figure 1, les échelles les plus proches ont un rapport positif plus fort. Les échelles plus éloignées sont plus dissemblables. Le modèle DiSC circomplexe prévoit que les huit échelles seront disposées dans un format circulaire à intervalles égaux.

    Comme le montre la Figure 1, les échelles sont disposées conformément au modèle DiSC. (Sachant que la rotation MDS initiale est présentée ci-dessous et que cette rotation est arbitraire.) Même si les huit échelles ne forment pas un cercle parfaitement équidistant (tel que le prévoit le modèle), il est pratiquement impossible d’obtenir cet idéal théorique avec des données réelles. Toutefois, la distance réelle entre les échelles est à peu près égale, ce qui conforte clairement le modèle et son évaluation.